Phonotonic, une connexion vers la coopération

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L’excellent blog de Anne Andrist revient sur la découverte de Phonotonic durant edmusconnect et propose des usages de ces boules connectées dans un cadre coopératif. Je lui laisse la parole !

ca va ou bien le blog phonotonic

Phonotonic, une connexion vers la coopération

Un incroyable évènement s’est produit lors des rencontres #Edmusconnect2 à Nice ce dimanche 24 avril 2016.

Deux petites boules aux formes géométriques, toutes douces, jaune et rose, ont permis de vivre, sans que personne ne s’y attende, des fous rires entre enseignants venus de tous horizons. Mais et surtout pas que!

Imaginez 2 enseignants se trémoussant au rythme de la musique qu’ils créent eux-mêmes par des gesticulations des plus atypiques. Les profs d’edmus sont dans leur élément. Les vibrations les animent. 😀

Quand, soudain, l’une des boules connectées est lancée à un 3ème collègue qui ne peut s’empêcher de se dandiner et de lever son bras pour agiter la boule. La folie s’empare de tout son être.

S’établit alors une espèce de ronde désarticulée au sein de laquelle ces 2 petits objets si agréables au toucher se voient passer de mains en mains. Des profs rentrent en transe 😉

Mais surtout une dynamique de groupe est née.

Un groupe n’est pas que la somme des parties qui la composent au sens systémique du terme. Enjeux relationnels, dimensions affectives, objectifs poursuivis, tâches… un doux mélange qui détermine les comportements de tout à chacun, les uns par rapport aux autres. Et c’est à travers, et de part ces personnalités aussi singulières soient-elles, que vont se tisser des liens et un réseau relationnel, affectif informel pour donner au groupe une personnalité propre.

L’évidence me sauta alors aux yeux: voilà de véritables déclencheurs d’une première collaboration, voire d’une coopération, et ce, à mettre en place en début d’année pour lier les élèves entre eux….. Mais allons plus loin… et pourquoi pas en début de formation entre collègues?

Car, à travers ce jeu, nous pouvons y percevoir de suite comment favoriser le vivre ensemble, à savoir:

  • développer des valeurs : respect, solidarité, coopération
  • développer des comportements favorisant l’entraide, l’écoute, l’anticipation et l’esprit d’équipe
  • construire la cohésion du groupe, favoriser les interactions

et comment organiser des situations réelles de communication.

Tout est dit. Phonotonic est une pépite pour quiconque souhaite briser la glace. Délire assuré!

A consommer sans modération 😀

Merci pour cette découverte les Edmus ! Merci @nicoguitare!

Anne

(Pour plus d’informations sur la dynamique des groupes, lire Kurt Lewin sur le leadership, Moreno sur les sociogrammes, Anzieu au niveau psychanalytique)

3 responses on “Phonotonic, une connexion vers la coopération

  1. audioramdam

    Hello Nico et tout le monde !

    je suis un peu sceptique sur les vertus pédagogiques et musicales de Phonotonic:
    – encore une app fermée où on ne peut pas importer ses sons, on ne peut pas y fabriquer sa propre musique ou création sonore. Ca ferme tout de suite l’horizon créatif et pédagogique. Une fois qu’on se sera défoulé deux ou trois fois, on risque de se trouver devant un mur, non ?
    – peut on parler ici d’app musicale ? je dirai plutôt que c’est une app de danse et son intérêt est là plus que dans ce qu’elle propose de musical (en conserve, en quelque sorte).
    – et puis : 250 € les 3 boules, quand même… ca fait réfléchir…

    Je ressens un peu la même chose que pour Mogees (produit créé aussi par une start up , tiens, tiens…) qui réussit à nous vendre à l’esbrouffe un micro contact (certes excellent et solide) pour la somme modique de 125 livres avec une app assez fermée musicalement aussi et au fonctionnement erratique, pas si évident que çà…

    ou bien le iRing , censé déclencher des sons par le geste et qui fonctionne très mal, quasiment inutilisable …

    J’ai l’impression que la recherche en apps s’oriente plus vers un marché rentable :
    le prix de vente des apps ne permet pas de rentabiliser la recherche, alors on va se rattraper sur le hardware et les accessoires , qui eux sont toujours proposés aux alentours de 80 € ou parfois même bien plus.
    Peut être aussi que ces apps sont inventées plus souvent par des ingénieurs en informatique que par des musiciens ou des pédagogues. Trop souvent la musique y est un simple prétexte pour un gadget technologique.

    Le contre exemple de ce systeme start up , c’est le Grame qui invente une série de 15 apps gratuites pour tous les smartphones + une plateforme sur le web pour en fabriquer gratuitement de nouvelles, ainsi que le code en open source pour les développeurs… Et là on trouve d’emblée , même avec les 15 apps de base ,qu’il suffit de télécharger, beaucoup plus de potentiel en terme de pédagogie, de composition et d’improvisation. Chapeau, le Grame !

    1. nicoguitare Post author

      Salut Bruno, ravi de te lire !! Merci pour ton commentaire riche de réflexions censées. Je vais y répondre par étapes en essayant de renverser certaines propositions, non pas pour soutenir l’intérêt de Phonotonic mais pour essayer d’ouvrir ou d’élargir les limites que le dispositif inclut.

      je suis un peu sceptique sur les vertus pédagogiques et musicales de Phonotonic:
      – encore une app fermée où on ne peut pas importer ses sons, on ne peut pas y fabriquer sa propre musique ou création sonore.

      Oui complètement d’accord, pour nous enseignants cela restreint énormément les possibilités et j’espère que cela évoluera dans le temps car dans ce cas ça deviendrait un outil absolument énorme !!!!!

      Ca ferme tout de suite l’horizon créatif et pédagogique.”

      Oui pour l’aspect créatif musical, on est d’accord, si ce n’est le geste qui lui, contient une part de créativité (on est en fait à mi chemin entre l’interprétation musicale, et la création dansée-visuelle), d’un point de vue Musical, oui on est limité à 4-5 types de sons par banque sonore. En revanche, d’un point de vue pédagogique, on a vu en le mettant entre les mains d’enseignants musical (ou non) à EdmusConnect que de nombreuses idées germaient !

      Une fois qu’on se sera défoulé deux ou trois fois, on risque de se trouver devant un mur, non ?

      Oui et c’est là qu’entre en compte le génie créatif de l’enseignant et pourquoi pas même des élèves. Quelles activités pourraient être réalisées avec ces boules ? J’en ai suggérées quelques unes dans le premier billet, en voici quelques unes :

      – perception et production de la pulsation
      – Perception et production d’une forme (4,8,16 mesures)
      – Échanges / dialogues en mesures (tjs dans l’idée de forme et de pulsation)
      – “Création” gestuelle avec débits imposés ou à percevoir (en perçu d’abord, en visuel ensuite)
      – Perception et production des plans sonores (accompagnement / section rythmique/mélodie)
      – Jeux divers / premiers pas autour de l’improvisation
      – Bâton de parole (moins musical peut-être mais très pédagogique)

      Mais dans tous ces cas, le cours n’est pas fondé sur l’usage des phonotonic, c’est un outil parmi d’autres pour illustrer au cours d’une activité telle ou telle notion.

      – peut on parler ici d’app musicale ? je dirai plutôt que c’est une app de danse et son intérêt est là plus que dans ce qu’elle propose de musical (en conserve, en quelque sorte).

      Danse certainement, musicale aussi, un peu des deux alors ? 😉

      – et puis : 250 € les 3 boules, quand même… ca fait réfléchir…

      Oui alors là on est d’accord, tous les retours que j’ai eu sont unanimes, le prix est exorbitant. Startup + français = très cher…

      Je ressens un peu la même chose que pour Mogees (produit créé aussi par une start up , tiens, tiens…) qui réussit à nous vendre à l’esbrouffe un micro contact (certes excellent et solide) pour la somme modique de 125 livres avec une app assez fermée musicalement aussi et au fonctionnement erratique, pas si évident que çà…

      Oui et j’ai un goût amer envers Mogees car ils nous ont sollicité pour avoir nos idées d’usage pédagogiques, on y est allé naturels en balançant toutes nos idées et nous avons eu comme remerciements…rien ! L’impression de s’être fait volés !
      Par ailleurs, un piezo avec Impaktor et on a des résultats aussi bon non ?

      Mais je te rejoins là encore sur les apps fermées c’est tellement dommage.

      ou bien le iRing , censé déclencher des sons par le geste et qui fonctionne très mal, quasiment inutilisable …

      Oui pareil, bon ça fonctionne quand même ! Mais là au moins ça coûte pas un bras ! Sinon tu connais Clay ?

      J’ai l’impression que la recherche en apps s’oriente plus vers un marché rentable :
      le prix de vente des apps ne permet pas de rentabiliser la recherche, alors on va se rattraper sur le hardware et les accessoires , qui eux sont toujours proposés aux alentours de 80 € ou parfois même bien plus.
      Peut être aussi que ces apps sont inventées plus souvent par des ingénieurs en informatique que par des musiciens ou des pédagogues. Trop souvent la musique y est un simple prétexte pour un gadget technologique.

      Ça se tient. Je ne trouve pas d’exemple dans ce que j’ai eu entre les mains (mais je n’ai pas teste tout ce qui existe sur le marché) qui soit un objet à la fois innovant et à la fois vraiment musical et ouvert…j’attends le JamStick+, on verra !

      Le contre exemple de ce systeme start up , c’est le Grame qui invente une série de 15 apps gratuites pour tous les smartphones + une plateforme sur le web pour en fabriquer gratuitement de nouvelles, ainsi que le code en open source pour les développeurs… Et là on trouve d’emblée , même avec les 15 apps de base ,qu’il suffit de télécharger, beaucoup plus de potentiel en terme de pédagogie, de composition et d’improvisation. Chapeau, le Grame !

      J’adhère complètement ! Même si après usage j’aimerais des apps avec des fonctions diatonique comme GyroSynth par exemple.

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